Endurances 333 recto 2012

Endurance le Vigeant 2012 : l’intérêt d’être bien préparé

 

L’équipe pour cette course est composée de :

. Pilote 1 : Frédéric CHARTIER

. Pilote 2 : Hugues BENEDETTI

. Pilote 3 : Joël BOUDIER

. Team Manager : David NEILZ

. Ravitailleur : Benoit DURET

. Extincteur : Yann

. Mécanicien 1 / arrêt moto : Jean-Guy PASCAL

. Mécanicien 2 / béquillage : Romain

. Chrono 1 : Clément DOS SANTOS

. Chrono 2 : David CHARTIER

 

L’aventure débute jeudi soir avec Fred qui vient récupérer le matériel de la course chez Hugues, ainsi que notre ado de service qui suit les courses depuis maintenant le début de la saison et occupe une place dans l’équipe : Clément. Fred débarque avec son camion et sa remorque, un ensemble de près de 15 mètres digne de vrais professionnels. 19h30, tout est chargé et c’est parti pour une nouvelle aventure. Le trajet de passe tranquillement à déjà imaginer comment nous allons gérer la course et comment nous allons passer devant les frères LABATUT avec lesquels nous avons une revanche à prendre depuis Nogaro (voir ici). L’arrivée se fera vers 22h30, on installe l’ensemble, un repas rapide, un coucou aux copains sur place et c’est un sommeil attendu qui nous prend vers minuit.

 

Vendredi matin : essais libres pour Fred et Hugues. Pour Fred, c’est découverte de la moto et pour Hugues, reprise des sensations. Fred commencera donc les séances d’essais libres sous un ciel menaçant mais pas de pluie. Il signera un beau 2’12 qui augure du bon avec cette moto, qui est décidément efficace. Seuls quelques réglages de suspensions sont à prévoir, la moto étant un peu dure et le pneu arrière souffrant quelque peu.

Hugues enchaînera sur une piste humide suite à une belle averse, ayant rendu le fond du circuit glissant. Il se contentera d’un 2’17, n’atteignant même pas ses temps habituels sur ce circuit du Val de Vienne : il y a du boulot pour y revenir.

Les essais de l’après-midi seront plus concluant, Fred passant sous la barre des 2’10 et Hugues atteignant 2’14. La moto fonctionne très bien et c’est un vrai plaisir que de rouler avec.

Les essais libres finis, Joël arrive. Il ne pourra donc pas découvrir la moto avant les essais qualificatifs du lendemain, son travail ne lui ayant pas permis de se libérer plus tôt, ce qui le stresse un peu.

Pendant qu’il prépare le repas, le reste de l’équipe s’attelle à la révision de la moto : vidange, filtre à huile, liquide frein et embrayage, trous dans le bac à huile en cas de pluie, pneus avant et arrière, plaquettes et léger ponçage des disques, l’ensemble ayant glacé, ce qui explique le freinage spongieux de la fin des séries. On en profite pour faire le point sur les consommations d’essence afin de définir la gestion de la course du lendemain.

 

Tout cela terminé, chacun se prend un petit moment pour faire le tour du paddock. Hugues en profite pour aller voir l’équipe de Box 23, ce qui sera positif en termes de psychologie de pilote puisque Antony lui expliquera que  « c’est normal que tu n’avances pas : tu freines bien, tu accélère bien, mais tu es au ralenti dans les virages », bref, il faut lâcher les freins et profiter de l’élan dans le virage ; à assimiler dans la nuit !

 

 

Samedi matin : essais qualificatifs et arrivée, théorique, du reste de l’équipe. Notre Team Manager arrivera vers 9h00, une nouvelle partie de l’assistance, Romain et son amie, vers 10h30 et enfin Benoît et Yan vers 11h30. Bref, pour la révision des rôles de chacun, c’est raté !!!

Du côté des qualifications et des pilotes, la moyenne n’est pas trop mal :

- Fred : 2’06, il est dans la course

- Hugues : 2’14, l’application des théories de la veille n’est pas encore en place

- Joël : 2’33, il découvre la moto, donc forcément, il est loin de ses temps de l’année dernière, en près de 2’12

 

L’équipe est donc qualifiée en 34ème position sur 46 motos. Les meilleurs sont en 2’00, ce qui laisse d’office partir tout espoir de podium. Mais comme on est là pour s’amuser, ce n’est pas un problème !

 

Le stand est installé après manger. On en profite pour monter un pneu arrière neuf. On le partage avec la famille LABATUT avec qui nous sommes en compétition et le team La Boucherie.

Il est décidé que Fred prenne le départ. Il est chaud comme la braise. Au dernier moment, en testant la procédure de départ dans les stands, ainsi que les relais pilotes et essence (il faut bien commencer un jour, trente minute avant la course c’est pas mal), il est décidé que Hugues tiendra la moto pour le départ, puisqu’il semble avoir compris la tenue à avoir (accroupi à côté de la moto pour ne pas prendre la jambe du pilote dans les dents).

Après les deux tours de chauffe, c’est enfin la procédure de départ : Fred fait des allez-retours en attendant le panneau 1 minute, il boue.

Puis c’est le drapeau à damier, il nous gratifie d'un beau sprint, saute sur la moto et part comme une flèche. Malheureusement, nous ne sommes pas à Nogaro et la piste n’est pas très large. Il est obligé de freiner pour éviter les motos de tête qui sont en départ. L’un des concurrents passe même par l’herbe pour éviter une moto, bref, c’est sport. Il se retrouve tout de même en 24ème position, nous plaçant devant les LABATUT qui sont en 30ème position, et commence à nous enchaîner des tours réguliers en moins de 2’10, avec notamment un 2’06 dans son premier relais de 30’.

Puis c’est le tour de Joël. Le relais se passe de façon impeccable, si ce n’est le stoppy de Fred, un peu tendu, et guère apprécié par les commissaires ce qui nous vaut un avertissement. Hugues commence à se préparer puisqu’il prendra le prochain relais. Sauf qu’un imprévu commence : Joël rentre au ralenti, il a perdu une lentille. Fred à enlevé son casque et ses gants, Hugues n’est pas équipé, bref c’est la panique (sous l’œil amusé des LABATUT) et le temps que Fred reprenne la moto, nous nous retrouvons en 40ème position ; ça commence bien… Comme Fred a fait une pause d’à peine quelques minutes, il est décidé de le faire rentrer pour donner son relais à Joël, qui commencera à améliorer ses temps en descendant dans les 2’24. Entre temps, comme quoi il y a une justice, nous verrons la moto des LABATUT revenir bien plus tôt que prévu au stand pour ravitailler alors que leur équipe n’est pas prête, ce qui vaudra également un relais en panique et quelque peu désordonné , qui se déroulera cette fois sous nos yeux amusés :o)

 

 

Puis Hugues partira au bout d’un peu plus d’une heure pour son premier relais, qui se passera sans encombre et au cours duquel il descendra ses chronos à 2’10 en prenant le soin d’appliquer les conseils de la veille promulgués par Antony. La fin de son relais se soldera par le premier ravitaillement, qui se passera dans un temps plus que moyen, puisqu’il nous faudra 1’30 pour faire le plein, ce qui est bien loin des 30’ que nous mettions avec l’Acerbis. Décidément, les ravitaillements d’essence ne sont pas notre fort cette année…

Fred repart donc comme une flèche. Nous sommes à près de 2h00 de course et nous sommes remontés à la 39ème position.

Les relais suivants se passeront sans encombre, si on excepte les nombreux safety cars sortis à partir de 2h30-3h00 du fait des premiers coups de fatigue et de quelques champions du monde de quartier tolérant mal de se faire dépasser, avec des chutes assez brutales pour certains et un travail des ambulances. L’un d’eux sera malheureusement pour les LABATUT avec une très mauvaise chute : un pilote est tombé sous ses roues et il a eu le réflexe de freiner brutalement ce qui lui a valu un soleil et des roulé/boulés dans le bac à gravier. La moto est sérieusement amochée, le pilote évacué immédiatement à l’hôpital, ça refroidit mais la course continue.

Du fait des nombreux safety car, nous considérons que la moto consomme moins et que nous pouvons prolonger les relais de quelques tours, afin de garantir les deux ravitaillements sur la course, puisque nous ne maîtrisons pas bien les consommations et que nous ne sommes pas sûr de passer en deux ravitaillement. Arrive donc le relais d’Hugues, qui est prolongé de 4 tours. Ce choix stratégique ne paiera pas du tout, puisque celui-ci tombera en panne à deux tours de la fin de son relais (et du ravitaillement), ce qui lui vaudra de pousser la moto ; heureusement la panne surviendra sur la fin du circuit et il pourra ramener la moto en une dizaine de minutes, en courant sous la colère… Fred l’attendra en entrée des stands et l’aidera à pousser jusqu’au stand, Hugues se jetant dans une chaise à l’arrivée, n’arrivant plus à respirer (forcément, à courir en combi et casque…). C’est dommage puisque nous étions rendus à la 33ème position…

Fred partira donc remonté à bloc (pour changer !) pour nous assurer une belle remontée de places.

Il arrivera à reprendre la 35ème position au général pour laisser la moto à Joël qui maintiendra la place.

Puis celui-ci laissera la moto à Hugues dix minutes avant la fin pour qu’il finisse son relais. Il parviendra, encore sous la frustration de la poussée, à amener la moto à la 33ème position avant de passer sous le damier et surtout passer une 750 de plus.

 

Au final, l’équipe termine 33ème au général sur 46 motos, dont 3 abandons, et 8ème en moins de 750 sur 14 motos dont un abandon.

Le samedi soir sera propice à une bonne rigolade autour d’un repas bien mérité pour tous, et bien géré par notre cuistot de service Joël. Chacun ira de ses anecdotes et avis, avec toujours le brin de mauvaise fois qui va bien.

 

Quant à dimanche, ce sera la journée commissaire pour les trois pilotes, qui profiterons du spectacle au premier plan, sur des postes finalement tranquilles, contrairement à d’autres années (le S et le sanglier). En verso, la moto en deuxième place au scratch pariera sur la même stratégie que nous sur les safety cars, ce qui lui vaudra une panne d’essence aux sangliers (le pilote était particulièrement mécontent…). Et toujours en verso, nous pourrons assister en direct à la victoire de la Piérobon, avec la même équipe que l’an dernier, en catégorie deux soupapes, il est vrai grâce à l’abandon de la NCR qui tournait très fort, mais pas longtemps ;o). Nous verrons également le retour du frère LABATUT qui n’a au final rien de grave, que des hématomes, il a eu beaucoup de chance...

 

Ce qu’il faut retenir de ce week-end de course : une bande ambiance entre passionnés, une course à rebondissement et une équipe soudée avec juste la bonne dose de mauvaise fois pour bien rire.

 

D’un point de vue technique, il faut vraiment régler nos problèmes de relais et d’essence : d’une part, nous devrions gérer les ravitaillements en temps de course, et juste affiner avec le nombre de tours quand nous avons besoin de faire de la « stratégie » ; d’autre part nous devons régler le temps de remplissage : 1’30 est encore trop.

 

Prochaine course : Le Vigeant dans le cadre du challenge Aquitaine / Poitou Charente.

 

Quelques photos encore :